Ailleurs / Lieux / Magazine / par La Rédac' le 11 juin 2018 à 12:09 , mis à jour le 25 juin 2018 à 18:08

À Tokyo, la nuit paraît être un mouvement brownien perpétuel, coordonné comme un ballet sans fin.

Les grandes artères sont des pistes où les lumières filent, glissent et tracent la vie humaine à l’horizontale. Elles pulsent de néons, de leds et d’accroches brillantes dans les verticales.

C’est beau Tokyo la nuit.

Mais c’est bien cher en électricité

En y regardant de plus près, on s’aperçoit que ce ne sont pas les monuments qui sont les plus énergétivores. Les leds sont passées par là et la célèbre Tokyo tower, sister-ship de notre tour Eiffel, ou la Skytree qui pointe à 632 mètres, ne consomment que quelques milliers d’euros par mois.
Mais les enseignes de magasins et de commerces brillent tellement qu’elles suffisent à éclairer les avenues les plus busy.
Et beaucoup sont ouverts toute la nuit. Ainsi les combini, ces supérettes de quartiers, ou encore les pachinco, vastes salles de machines à sous très prisées au Japon, consomment beaucoup plus individuellement que la Skytree, qui n’est pas habitée.
En dehors des grandes avenues, les ruelles sont plutôt chichement illuminées, et ce contraste participe aussi au charme de la ville.

Et prohibitif en CO2 !

Depuis Fukushima, le mix de la consommation électrique japonaise a basculé en faveur des importations de gaz naturel et 82,2% de l’énergie est d’origine thermique.

9 tonnes de CO2 par habitant et par an, c’est 2 fois la moyenne française et 1,4 fois plus que la Chine.

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