Lieux / par La Rédac' le 2 mars 2017 à 13:54 , mis à jour le 5 mars 2017 à 19:07

« Ce coin de roche qui m’était une patrie et dont on retrouve la trace, êtres ou endroits, dans presque tous mes livres ». C’est ainsi qu’Alphonse Daudet parlait de son moulin.

Pour la petite histoire, le fameux moulin appartenait en fait à un meunier nommé Ribes. Il a fonctionné environ un siècle pour finir sa course contre le vent en 1915. Ce n’est qu’en 1935, 38 ans après sa mort, qu’il devient le « Moulin de Daudet » à l’initiative des Amis du moulin.

L’auteur y a en effet puisé beaucoup d’inspiration, y situant notamment le Secret de maître Cornille. Il a même prétendu l’avoir acquis dans un acte de vente qui est resté dans son imagination. Daudet n’y a jamais vécu et pour cause :

« Une ruine ce moulin ; un débris croulant de pierres et de vieilles planches, qu’on n’avait pas mis au vent depuis des années et qui gisait, inutile comme un poète, alors que tout autour sur la côte la meunerie prospérait et virait à toutes ailes ».

Le moulin peut être visité avec dans une salle voûtée située en contrebas un petit musée en hommage à l’écrivain.

A quelques jets de pierre, et l’endroit n’en manque pas, au bout d’un sous-bois, se dresse le château de Montauban. Dans cette demeure de belle taille et de belle pierre, ses cousins Ambroy ont accueilli Daudet quand il venait en Provence se reposer des tourments de la vie parisienne. Là, aussi, Daudet dit l’évoquer dans presque tous ses livres.

« Une côte rocheuse (…), la maison, moitié ferme et moitié château, large perron, toiture italienne, portes écussonnées, que continuaient les murailles rousses du mas provençal, les perchoirs pour les paons, la crèche aux troupeaux… » (Sapho).


 

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