Ailleurs / Lieux / Magazine / par La Rédac' le 13 juin 2018 à 15:13 , mis à jour le 14 juin 2018 à 0:47

Tokyoïtes. C’est le nom des habitants de Tokyo pour les francophones. Pas très joli, il faut le reconnaître. Cela fait un peu penser à une maladie.

Mais si la ville propage une maladie, c’est plutôt du côté de la pollution atmosphérique qu’il faut chercher. 14 millions de Tokyoïtes intra muros, 43 dans toute l’agglomération dont l’aire urbaine absorbe les préfectures voisines de Saitama ou l’étendue Yokohama. À moitié détruite en 1945, la ville à connu une explosion démographique exponentielle. X 10 en cinquante ans. Voilà le virus.

Japan's people

La foule

C’est ce que l’on a envie de photographier en premier, tant elle sature nos perceptions sensorielles. Mais une immersion dans la foule de Tokyo est un bain délicieux, vivant, vivifiant, changeant. Une masse mouvante, agitée et calme à la fois. Et qui ne traverse plus toujours sur les clous. Elle a bien changé cette foule.

Les gens

Puis l’œil cherche à se poser sur l’individu. Avec discrétion, par respect et considération. Pourtant peu de japonais refusent de se laisser photographier, par politesse, le « leigi » japonais envers l’étranger. Mais dans la jeune génération, et surtout chez les jeunes femmes, la modestie, le « kenkyo » n’est plus tout à fait une obligation. Elles ne sortent jamais sans maquillage et sont toujours apprêtées. Alors shooting.

Mais c’est souvent en noir et blanc que l’on a envie   de photographier les gens de Tokyo, comme pour désaturer l’œil de la myriade de couleurs qu’impose la vision de la mégalopole.

 

 

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