Ailleurs / Lieux / Magazine / par La Rédac' le 18 septembre 2018 à 15:04 , mis à jour le 19 septembre 2018 à 12:51

Josiane Chevalier est l’auteur de ces superbes images force 4. Si Josiane s’est mise à l’ancre en Bretagne, l’océan y est pour beaucoup. Vue sur une carte, la Bretagne semble pénétrer la mer. Alors que, sur place, l’impression est tout à fait contraire. Car c’est la mer qui paraît investir les terres, déchirer ses rocs, trancher les falaises, ronger les sables et remonter les cours d’eau. L’océan va et vient à ses horaires lunaires, occupe l’estran puis s’en retire pour y laisser barques et bateaux sur leurs flancs. Et quand les vents nourrissent sa colère, c’est par vagues rageuses que l’océan se transcende pour transgresser frontières terrestres et digues.

Originaire de Chinon, Josiane a parcouru le pays breton de ses grands-parents et s’est imprégnée de toutes ses variantes culturelles. Du nord au sud, elle nous offre une balade, un tour d’horizons bretons où l’eau, par sa présence et parfois son absence, a laissé ses marques.

Balade à cheval entre terre et mer

Les Côtes des pays de la mer

Les Côtes d’Armor. Le département n’a pris ce joli nom qu’en 1990. Son drapeau figure un goéland blanc séparant bleu de la mer et vert de la terre. Pays farouche des Chouans qui défendirent tout à la fois monarchie, religion, coutumes locales, solidarités traditionnelles et contrebandiers du sel privés de ressources par la suppression de la gabelle. En 1815, même les Prussiens ne purent l’occuper totalement. Cela vous rappelle quelque chose ?

Petit canyon maritime. Plougrescant, Côtes d’Armor

À Plougrescant, sur la côte de granit rose, un chemin côtier serpente entre les rochers entaillés. À l’ouest de Paimpol, la langue de terre s’avance dans la Manche et pointe vers le nord et les Cornouailles britanniques.

Fond de lac lunaire. Lac de Guerlédan

À la limite sud du département, le lac artificiel de Guerlédan offre, sur 300 hectares, un plan d’eau parfait pour les promenades et les activités aquatiques. Construit en 1930, le barrage éponyme barre le Blavet. C’est en 2015, pendant son dernier assec, la grande vidange, que l’étrange se dévoile en mettant à nu les vestiges des fermes et ardoiseries englouties. Une curiosité qui a attiré plus de 1,5 millions de visiteurs.

Là où finit la terre

Le Finistère. Le bout d’un monde faisant face au lointain nouveau monde. Le département englobe les deux tiers des Cornouailles françaises. Trois mers se disputent ses côtes : la Manche au nord, l’Atlantique au sud et la mer d’Iroise à la sortie du délicat goulet de Brest. La presqu’île de Crozon garde les stigmates de ses affrontements incessants avec l’océan.

Rocher écorché à Crozon. Finistère

1273 km de côtes marines pour 220 km de limites terrestres. Voilà qui pose un décor marin, strié de rias, découpé en baies, en pointes, en caps, en péninsules. Au large, courbatues par vents et courants virulents, les îles d’Ouessant ou des Glénans semble perdues au-delà de l’horizon lointain.

Le chemin du couchant. Le Pouldu, Finistère

À la limite sud du Finistère, sur la commune de Clohars-Carnoët, Le Pouldu, littéralement “mare noire”, offre les charmes d’une station balnéaire à l’embouchure d’un ria. Face au sud, le littoral sinueux s’incurve en petites pointes rocheuses isolant de charmantes criques bordées de petites falaises. De l’autre côté du fleuve côtier, le Morbihan.

Petite mer

Mor bihan en breton. Avantagé par la douceur d’un climat influencé par le Gulf Stream, le littoral est largement ensoleillé. Belle-Île et les presqu’îles de Quiberon et de Rhuys bénéficient même d’étonnants microcosmes climatiques. Quand le tableau s’enrichit d’histoire, comme à Carnac, il devient un cadre touristique très prisé. Josiane Chevalier y vit à l’année et la côte du Morbihan lui a fourni de superbes décors photographiques.

Brise-mer à l’ouvrage. Lomener

Un petit port, une jetée, une anse et l’île de Groix posée sur l’océan. Voilà Lomener. Sur cette image aux riches détails et à la netteté parfaite, on est ébahi par la hauteur de la gerbe qui laisse deviner l’énergie en mouvement.

Marée basse à Locmariaquer

Locmariaquer, ce “lieu dédié à Marie” est connu pour son rôle dans la production ostréicole. Mais la commune a beaucoup d’autres atouts dont une densité étonnante de mégalithes, dolmens et tumulus gaulois. À marée basse, l’océan dépose doucement les bateaux à l’ancre sur les hauts fonds du port.

Un soir, à la Barre d’Etel

À l’embouchure du ria, La Barre d’Etel est un banc de sable qui se forme et se déforme au bon vouloir des vents et des marées. Attention danger, risques de déferlantes et de vagues de fond ! Quelques silhouettes noires semblent écrasées par la splendeur des éléments aux délicates nuances de bleu et de gris.

Ciel de feu. Guidel-plage

À l’embouchure de la Laïta, la commune de Guidel présente à l’océan une suite de plages et de dunes sablonneuses. On y pratique volontiers le surf et on y visite des sites préhistoriques et des monuments historiques. Et le soir venu, quand la mer se retire en paix, des rides dorées ondulent la plage. Elles font écho aux nuées incandescentes qui paraissent former une écharpe autour du soleil couchant. Quelques silhouettes crépusculaires semblent être là pour nous rappeler que la beauté du monde a été offerte, telle quelle, aux humains.

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